Après
l'important épisode neigeux de ces derniers jours - il y a
un
mètre de neige à Mausoléo
-
le Giussani reprend
petit à petit ses marques.
Le 2 février 2012, sous la plume
de Barbara Ignacio-Luccioni,
les vedettes du jour étaient, entre autres, Marie-Paule, Marie et Noëlle. L'article de
Corse-Matin paru sous le titre "Après l'isolement, le Giussani
retourne peu à peu à la civilisation" relate nombre de
péripéties vécues par les habitants (Lire
l'article complet
). Il montre aussi l'importante
activité déployée par le maire d'Olmi Cappella, Frédéric Mariani,
et le personnel municipal mais aussi par les personnels des
différents services : sapeurs-pompiers, sapeurs-forestiers, DDE,
agents ERDF et bien d'autres intervenants qu'il est impossible
d'énumérer.
Tous les habitants s'accordent à
dire les importants et chaleureux gestes de solidarité et le
fait que, malgré tout, l'on est moins isolé dans le Giussani que dans n'importe
quelle grande agglomération continentale.
Toutefois, ce genre de
péripétie nous ramène aux choix
stratégiques décidés par les plus hautes
autorités en matière d'alimentation
énergétique. Tous est donc suspendu à... Un
fil électrique. Et Frédéric
Mariani, le maire d'Olmi
Cappella est bien fondé à dénoncer la
vêtusté du réeau électrique dont
"la plupart des pylônes et des fils datent de 1934" !
Les
photos et le reportage de Corse-Matin, édition du 4
février 2012.
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| La Une de Corse-Matin, samedi 4
février 2012 |
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| - A droite et emmitouflée, Catherine en grande
conversation avec le pilote du chasse-neige... Qui n'est autre que Frédéric Mariani,
le maire d'Olmi Cappella.
En arrière plan, les pompiers tentent de dégager les
occupants de la Spelunca.
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Altiani : dégagement
des
naufragés de la Spelunca.
A gauche, le chef des travaux :-)
Photo : Denis Derond - Corse-Matin |
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Au Proxy,
elles ont retrouvé le sourire. A gauche, Marie-Paule en
commerçante avisée explique comment faire un café
avec les moyens du bord. A droite, Marie est soulagée :
elle a enfin trouvé un moyen de faire du ski sans bourse
délier.
Photo : Denis Derond,
Corse-Matin. |

Le mot
reçu il y a quelques instants
du docteur Edmond Simeoni :
"J’ai lu sans surprise les péripéties neigeuses du
Giussani. En 1950, je venais
fréquemment dans cette région, avec mon oncle, Mr Antoine
Luciani qui était exploitant forestier. En 1961,
j’étais médecin chez les parachutistes à
Calvi et,
grâce à l’hélicoptère du
Commandant Mazel, nous avions approvisionné cette magnifique
micro-région, enfouie sous un mètre de neige et
coupée du monde, sans téléphone,
électricité. Nous avions fait la même
opération dans le
Falasorma.
Quarante ans après, les routes peinent
toujours à être déneigées et
desservies par le téléphone et
l’électricité ; comme au Niolu d’ailleurs et dans
d’autres régions de l’intérieur de
l’île quand le temps se dégrade gravement. La
désertification fait son oeuvre. Jamais l’Etat n’a
pris en compte sérieusement cette ruralité, gardienne de
l’âme du peuple corse. Il n’est que temps que toutes
les forces vives de l’île et de la diaspora se saisissent,
avec détermination et méthode, du problème
rural avant que ces paradis, aliénés,
désincarnés ne soient uniquement peuplés de
résidences secondaires pour des Européens
fortunés, avec la survie de quelques indigènes utiles et
photographiés pour la couleur locale !!!
Transmettez
ma solidarité à la population de la Pieve.
Avec mes vifs encouragements
pour votre action de mémoire et de défense du Giussani.
Dr
Edmond Simeoni
Président de
Corsica Diaspora"
Autres photos du
Ghjunsani
sous la neige